RÉSILIENCES a une histoire, la voici…
Bienvenue…
Je suis Sylvie Deschampheleire.
Depuis plus de 30 ans, j’ai exercé différents métiers, souvent en équipe.
Plusieurs fois à l’initiative, en tant que personne source, j’ai vécu des projets passionnants, mais aussi complexes et causant de la souffrance. Malgré tout le bon que je pensais y mettre en conscience, mon engagement, mes efforts constants de communication, mes recherches et pratiques en développement personnel et relationnel… A un moment donné la dynamique s’est grippée. Que n’avais-je, que n’avions-nous, pas vu?
Bien que le sujet soit vaste et inépuisable… je pense que certaines informations, perspectives ou partages d’expériences peuvent aider les collectifs et leurs personnes source.
C’est la raison d’être de RÉSILIENCES - au pluriel pour la diversité des chemins…
Mon parcours professionnel:
En 1992, architecte d’intérieur et scénographe, je collabore avec des équipes passionnées par la scène. Le théâtre est un art collectif. J’ai aimé ce “travail de l’ombre”, pensé dans les moindres détails pour soutenir les comédiens et la vision du metteur en scène. L’alliance de la poésie et du concret…
En 2005, je m’oriente vers la prévention santé de terrain, en tant qu’indépendante. Je découvre le développement personnel - que je préfère appeler développement intérieur, grâce au marketing de réseau. Autonomie au sein d’un projet aux valeurs partagées. Accompagnement par les “anciens”: coaching régulier. Exercice du leadership, prise de parole en public, création d’une équipe. Duplication d’un système éprouvé… A la même époque, je m’intéresse aux modèles de gouvernance partagée qui émergent.
Ces 2 dynamiques ont en commun une volonté de plus en plus marquée d’être “à la manœuvre de son destin”… Une abondance de concepts, modèles, livres et vidéos vont nourrir et faire grandir ces idées et de nombreuses expériences sont menées…
En 2013, je crée une association impliquée dans la transition durable de notre modèle alimentaire, puis une coopérative. Travail de terrain, engagement de collaborateurs, méthode et formation.
En 2019, j’initie un collectif d’associations, en m’appuyant sur tout ce que j’ai lu et expérimenté.
Le projet est dédié au bien commun, dans un contexte complexe et peu financé. Il propose une organisation innovante, sur base de la duplication d’une approche existante et à développer.
La raison d’être et le cadre de la collaboration sont définis dans une charte cosignée. Les collaborateurs sont motivés et impliqués. L’accent est mis sur l’opérationnel, pour faire concrètement une différence. Le collectif obtient de plus en plus de missions et réalise quelques percées.
Mais aussi… la personne source n’est pas reconnue. La charte ne précise pas les conditions de la collaboration si les partenaires font défaut, ce qui engendre une situation d’impuissance. La coordination assume les rôles manquants et concrétise quasi tous les financements. L’opérationnel prend beaucoup de place dans les échanges et réunions. La confiance s’effrite… La nécessité d’un travail de fond est rejetée. Après 6 années de collaboration, le collectif est dissout.
Cette fois, je prends un temps long, bien accompagnée, pour sortir de la confusion, me reposer et prendre du recul… pour inventer la suite…
L'expérience du travail en équipe et en collectif, dans ses forces comme dans ses limites, m'amène à penser que:
Les méthodes et outils de gouvernance partagée ne déploient pleinement leur potentiel que lorsqu'ils sont utilisés par des personnes ou organisations ayant atteint une “maturité suffisante”.
Pour innover, nous avançons tous par essais-erreurs et chaque difficulté rencontrée nous invite à approfondir notre “habilité à coopérer”.
L’action collective ne saurait faire l’économie du travail intérieur, parce que la présence à soi est l’ancrage nécessaire à la présence à l’autre, aux autres et au projet commun…
C'est pourquoi RÉSILIENCES choisit d'aller là où l'on va rarement - vers ces dimensions discrètes qui, pourtant, nous soutiennent profondément, tant dans notre travail personnel que dans nos dynamiques collectives.
RÉSILIENCES rejoint la démarche de la Dynamique participative de Martine Marenne, qui replace au cœur du modèle, notre nature complexe et nos qualités humaines.
Quant aux Principes sources, présentés par Stefan Merckelbach dans son petit livre rouge, ils comblent un angle mort, dont j’ai pu, personnellement, vérifier les effets dévastateurs… Il met en lumière que, tout projet collectif, commence grâce à une personne source qui prend le risque de partager l’idée.
Reconnaître le rôle de source, permet à la personne d’être la gardienne du sens profond du projet. Le modèle, utilisant la métaphore de l’eau, aide à se situer sans égo inapproprié et à prendre une juste place dans le processus naturel…
RÉSILIENCES, une initiative de l’association Influences végétales:
Depuis 2013, les actions de l’association ont ciblé la transition durable des cantines scolaires. L’approche opérationnelle a mobilisé de nombreuses collaborations avec: les équipes éducatives, les citoyens, les équipes en cuisine, les partenaires en Économie sociale, les coopératives de producteurs, plusieurs associations et les pouvoirs publics, au sein d’un écosystème transversal - santé, enseignement, environnement, action sociale, agriculture…
Aujourd’hui, l’association transmet son expérience sur le sujet - le “pourquoi”, notamment via des formations et des publications.
RÉSILIENCES a vu le jour pour partager, aussi, les nombreux enseignements concernant le “comment”: la coopération.